Diagnostic RPS

7 critères pour choisir votre cabinet conseil RPS

Mis à jour le 10 avril 2026·6 min de lecture

TG

Thomas Guilmet

Fondateur & Directeur Général, Atreebu

Relu par Éléonore Aboukrat Bourdon

Mis à jour le 10 avril 2026

Vous avez décidé de lancer un diagnostic RPS. Reste à choisir qui va le mener. Le marché est fragmenté : cabinets spécialisés, consultants indépendants, plateformes SaaS, organismes de formation qui ajoutent « diagnostic RPS » à leur catalogue. Tous affichent « expertise » et « rigueur scientifique ». Tous ne les pratiquent pas.

Voici les 7 critères qui séparent une prestation sérieuse d'un exercice cosmétique.

1. Le consultant est psychologue du travail

C'est le critère le plus discriminant. Un diagnostic RPS implique l'administration d'outils psychométriques, l'interprétation de scores cliniques, la conduite d'entretiens semi-directifs et la rédaction de recommandations qui engagent la santé mentale des salariés. Ce travail relève de la compétence d'un psychologue du travail titulaire d'un Master 2, inscrit au répertoire ADELI.

Un consultant RH généraliste, un coach, un ergonome ou un « expert QVT » peut contribuer à une démarche de prévention. Mais il ne peut pas interpréter un scatter plot Karasek avec la même rigueur qu'un psychologue formé aux modèles de Karasek, Siegrist et Gollac.

La question à poser : « Quel est le numéro ADELI du psychologue qui signera le rapport ? » Si la réponse est floue, passez au suivant.

2. La méthodologie repose sur des modèles validés

Un questionnaire de 15 questions « maison » n'est pas un outil diagnostique. Les modèles scientifiques reconnus (Karasek/JCQ, Siegrist/ERI, grille Gollac/DGAFP, échelle HAD) ont été validés par des décennies de recherche, avec des propriétés psychométriques documentées (fiabilité, validité, sensibilité).

Ce que ça change concrètement : les résultats sont comparables aux médianes nationales issues des enquêtes SUMER et DGAFP. Sans cette comparaison, vous obtenez un score brut qui ne vous dit pas si votre situation est normale, préoccupante ou critique. Vous êtes dans le flou.

Demandez le programme du questionnaire. Le nombre d'items est un bon indicateur : en dessous de 50 questions, il est mathématiquement impossible de couvrir les 13 indicateurs avec une fiabilité suffisante. Un questionnaire sérieux compte 70 à 90 items.

3. Le rapport est opposable

Un rapport de diagnostic RPS sert deux fonctions. Il oriente les actions de prévention (fonction opérationnelle). Et il prouve que l'employeur a évalué les risques conformément à son obligation légale (fonction juridique).

Pour remplir la seconde fonction, le rapport doit intégrer les références légales (L.4121-1, L.4121-2, accords-cadres), structurer ses conclusions en termes de facteurs de risque identifiés par unité de travail, et être signé par un professionnel qualifié. Il doit être directement intégrable dans le DUERP.

Un rapport qui conclut « le climat social est tendu, nous recommandons des actions de team-building » n'a aucune valeur juridique. C'est un avis, pas une évaluation.

4. L'anonymat est garanti par conception

Les salariés ne s'expriment librement que s'ils ont la certitude que leurs réponses individuelles ne seront jamais accessibles à leur employeur. Cette garantie doit être technique, pas seulement déclarative.

Les points de contrôle : le questionnaire est-il administré par un tiers (le prestataire), ou par l'entreprise elle-même via un outil interne ? Les résultats sont-ils restitués uniquement pour des groupes d'au moins 10 répondants ? Les données brutes restent-elles chez le prestataire, ou sont-elles transmises à l'entreprise ? L'hébergement est-il conforme au RGPD (serveurs en France ou en UE) ?

Un diagnostic administré via le SIRH de l'entreprise, avec des réponses accessibles au service RH, ne produira jamais un taux de participation ni une sincérité de réponse suffisants.

5. Le prix est forfaitaire et transparent

Le marché propose deux modèles de facturation. Le forfait tout compris (cadrage + questionnaire + analyse + rapport + restitution) et la facturation au jour (800 à 1 500 € HT/jour, sans plafond garanti).

Le forfait est préférable pour une PME. Vous savez ce que vous payez avant de commencer. La fourchette de référence pour une PME de 50 à 200 salariés se situe entre 5 900 et 8 000 € HT pour une prestation complète.

La question à poser : « Le prix inclut-il la restitution aux IRP, le plan d'actions et la mise à jour du DUERP, ou sont-ils facturés en supplément ? » Un diagnostic qui s'arrête au rapport sans plan d'actions ni DUERP est un diagnostic inachevé — vous paierez quelqu'un d'autre pour finir le travail.

6. Le prestataire est indépendant

Un cabinet qui vend des diagnostics RPS et des solutions logicielles de QVT a un intérêt structurel à trouver des problèmes qui justifient l'achat de sa plateforme. Ce n'est pas de la mauvaise foi — c'est un biais commercial inévitable.

Un prestataire indépendant qui n'a rien d'autre à vendre produit un diagnostic plus objectif. Le psychologue évalue, recommande des actions organisationnelles, et c'est l'entreprise qui décide comment les mettre en œuvre — en interne, avec un autre prestataire, ou avec le même s'il propose des formations post-diagnostic pertinentes.

L'indépendance vis-à-vis du CSE est tout aussi importante. Le diagnostic doit être commandé par l'entreprise mais mené par un tiers perçu comme neutre par toutes les parties. Si les salariés sentent que le prestataire est « celui de la direction » ou « celui du CSE », le taux de participation et la sincérité des réponses s'effondrent.

7. Le suivi post-diagnostic est prévu

Un diagnostic sans suite est pire qu'un diagnostic jamais réalisé. Les salariés qui se sont exprimés attendent des actions. L'absence de réponse détruit la confiance et aggrave les facteurs de risque identifiés.

Vérifiez que le prestataire propose au minimum une restitution structurée (direction + CSE), un plan d'actions priorisé avec un calendrier, et idéalement un point de suivi à 6 ou 12 mois pour mesurer l'évolution des indicateurs.

Si le prestataire est certifié Qualiopi, les formations post-diagnostic (sensibilisation managers, formation prévention RPS) sont finançables par votre OPCO. C'est un levier de financement qui réduit le coût global de la démarche.


Vous cherchez un prestataire qui coche les 7 critères ? Atreebu est un cabinet spécialisé, certifié Qualiopi, avec des psychologues du travail M2. Diagnostic scientifique, rapport opposable, plan d'actions, mise à jour du DUERP inclus, prix forfaitaire transparent. Demandez un devis ou appelez-nous au +33 1 89 74 46 48.

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